Recherche d'un thème de formation

Suivez-nous sur:

Twitter Twitter Viadeo Linkedin

Visioconférence

Plan du Siège

Statistiques

Membres: 967
Publications: 602
Liens: 6
Visiteurs: 3792841

De nouvelles formations pour les nouveaux métiers !

La Création et le développement des instituts supérieurs spécialisés de formation avec partenariat public/privé sont la voie privilégiée par le gouvernement pour répondre au manque de compétences dont souffrent certains secteurs prioritaires de l’économie nationale.

C’est en gros ce qui ressort de la conférence organisée par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), le 27 novembre, sous le thème « L’ "Entreprise" Maroc face à la crise : quelles mesures » et animée par Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales.

En savoir plus ...

II – Qu’est–ce que le e-learning ?

Version imprimable Suggérer par mail

1) Définitions

L’application des technologies de l’information et de la communication au domaine de la formation a conduit à la création du e-learning. Sommairement décrit comme le mariage du multimédia (le son, l’image, le texte) et de l’Internet (la diffusion on line, l’interactivité) le e-learning apparaît pour beaucoup comme le second souffle du marché de ces technologies.

Le e-learning a, suivant les différents acteurs, plusieurs définitions. La plus courante est la suivante : « amener la formation à des apprenants avec l’aide des nouvelles technologies, c’est-à-dire à chaque fois que l’on utilise les médias interactifs pour la formation (intranet, internet, CD-ROM)».

Par ailleurs, le e-learning peut être considéré comme le moyen donné pour des apprenants géographiquement dispersés d’accéder à des matériaux pédagogiques, des tuteurs, ainsi qu’à leur parcours de formation à l’endroit souhaité et à leur convenance.

 

Différents acteurs apportent des éléments complémentaires à cette définition générale :

 

* « Le e-learning c'est la formation à l'heure de l'Internet, la convergence de la formation et des réseaux et de la nouvelle économie. Le e-learning est une vision de ce que la formation professionnelle peut devenir. Nous n'en sommes qu'au début.

Le e-learning est à la formation traditionnelle ce que l'e-Business est aux affaires en général. »

Internet Time Group.

 

* « L'e-learning c'est l'utilisation des technologies de réseau pour concevoir, diffuser, sélectionner, administrer et déployer la formation. »

Elliott Masie, The Masie Center.

 

* « L'e-learning c'est la formation par internet. Ses composants peuvent inclure la diffusion de contenus dans différents formats, l'administration de l'apprentissage, et une communauté en réseau d'apprenants, de développeurs de contenus et d'experts. L'e-learning permet d'apprendre plus vite à des coûts moindres, de démultiplier l'accès à la formation et de responsabiliser les apprenants dans le processus d'apprentissage. »

Cisco Systems

 

Pour la formation traditionnelle, e-learning signifie formation à distance : celle-ci est organisée par les acteurs. Elle est personnalisée et flexible, permettant aux acteurs un apprentissage complémentaire et individualisé se libérant des contraintes de lieu et de ressources humaines.

Aussi, quelle distinction faire entre « e-learning et e-formation » ? S’agit-il d’une simple traduction de l’anglais au français ?

En réalité, le e-learning désigne tout dispositif de formation utilisant Internet comme canal de diffusion. C’est l’acte pédagogique qui se vit pour tout ou partie en ligne.

De l’autoformation - mode d’apprentissage individuel qui permet à l’apprenant de se former à son rythme en utilisant des ressources créées à cet effet -, à la classe virtuelle synchrone - dispositif de formation à distance durant laquelle l’apprenant est en contact simultané avec son formateur et/ou les membres de sa classe virtuelle et peut échanger avec eux aux moyens de chat, de tableau blanc partagé etc... -, ses formes sont très variées.

La e-formation, de manière plus large, désigne tout système de formation reposant globalement sur l’usage des technologies issues de l’Internet. C’est le processus de formation dans son ensemble (et pas simplement l’action de former) qui est repensé par l’usage des technologies internet.

Grâce aux multiples outils disponibles du monde Internet, une grande variété de méthodes pédagogiques et de modalités de travail sont possibles.

 

Le e-learning intègre les qualités de :

 

- la formation à distance de masse utilisant principalement l’écrit et parfois l’audiovisuel.

- la formation individualisée dans des centres d’auto-formation ou sur le poste de travail.

- les classes virtuelles reliées grâce à la vidéotransmission ou à la visioconférence.

 

Formule

Avantages

Inconvénients

Formation à

distance à large

diffusion

 

Faibles coûts unitaires

Qualité des supports

 

Faible personnalisation, faible taux de réussite

Préparation et investissement initial

 

Formation

individualisée

 

Personnalisation des parcours,

Accompagnement local

 

Contraintes de mise en oeuvre

Difficultés de déploiement

Préparation et investissement initial

 

Classes virtuelles

Préparation raisonnable

Faible personnalisation

Faible économie d'échelle

Coûts de communication

Risques liés au synchrone

 

e-learning :

formation

distribuée en

réseau

Personnalisation

Déploiement et économie

Suivi et accompagnement dosé

 

Nouveauté et risque

Nécessité d'adapter la pédagogie, l'organisation

 

 

Le e-learning permet donc de cumuler les avantages de la personnalisation et de la démultiplication et ne présente que peu d’inconvénients intrinsèques. Il représente cependant un changement fort des habitudes de travail des utilisateurs et des formateurs.

 

2) Les caractéristiques

 

Le terme de e-learning recouvre en réalité 3 types d’activités et donc d’offres sur le marché :

- une offre de contenus de formation mis en ligne,

- une offre de plates-formes (location de centres serveurs),

- une offre d’architecture (ingénierie de la formation en ligne dans un contexte particulier).

 

L’apprentissage s’effectue par l’utilisation par l’apprenant d’un ensemble de moyens informatiques connectés à Internet. Les configurations peuvent être différentes, du simple CD-Rom utilisable sur un ordinateur personnel à l’accès à des programmes dans une université virtuelle d’entreprise utilisant toutes les ressources multimédias.

La caractéristique commune de tous ces dispositifs est l’interactivité entre la machine et l’apprenant, qui réagit à des sollicitations ou à des situations prévues dans le système, ou qui interroge librement celui-ci sur les points qu’il souhaite travailler particulièrement. Cette caractéristique permet de « classer » le e-learning parmi les méthodes de formation interrogatives où l’apprenant est placé dans une situation active de recherches des réponses, bien que dans la réalité, l’e-learning reste dominé par un objectif de transmission de contenu (méthodes de formation affirmatives).

 

On distingue 2 types de fournisseurs :

 

* Les éditeurs qui ont développé une plate-forme de diffusion de contenu avec des fonctions plus ou moins avancées en terme d’administration des apprenants, des parcours de formation. Par ailleurs, il faut distinguer les modes de formation proposés (synchrone, asynchrone, outils de travail collaboratifs…). Néanmoins, on peut reprocher à ce type de dispositif de retirer les principaux bienfaits de la formation en ligne, censée affranchir des contraintes de temps et garantir des délais d’apprentissage plus courts. En effet, sur les plates-formes de type « Interwise » destinées aux cours magistraux, la visio-conférence nécessite de mobiliser un tuteur et les moyens de communication peuvent paraître fastidieux (boutons de prise de parole…). En revanche, les plates-formes qui permettent de diffuser des formations auto-dirigées, avec diagnostic préalable et évaluation des progrès en fin de module, semblent intéressantes, en particulier lorsqu’elles offrent des outils de communication asynchrone (forums) ou synchrones de type « chat », qui peuvent s’avérer efficaces et peu contraignantes lors de difficultés ponctuelles sur une formation. Ce type de plate-forme développe de plus en plus des outils de tracking des progrès des élèves et propose des technologies permettant d’adapter le contenu de façon personnalisée aux aptitudes ou difficultés détectées lors du parcours.

 

* Une seconde catégorie de fournisseurs est ensuite constituée par les développeurs de contenu. Catégorie complémentaire à la première, ils peuvent également disposer de leurs propres plates-formes de diffusion. Ces derniers proposent en général un catalogue de formation générique fortement axé sur la bureautique ou encore les langues étrangères. Ils offrent en général des environnements d’apprentissage basés sur la simulation.

 

3) Le marché du e-learning : comparaison Etats-Unis - France

 

Aux Etats-Unis, le e-learning représente 60 % des dépenses de formation. 92% des grandes entreprises américaines ont déployé un projet de ce type. En 2000, le e-learning représentait 16% des méthodes de formation des salariés pour 24 % en 2001. Selon le US Nationale Center of Education Statistics, le marché en 2000, aux USA, était de l’ordre de 8 milliards de dollars. Selon certaines études, il pourrait s’élever, au niveau mondial à 34 milliards de dollars en 2004 (contre 45 pour la formation classique).

L'analyse du marché américain montrent que le e-learning est en passe de se substituer dans les 5 à 10 ans à venir aux formations traditionnelles.

Aux Etats-Unis, pour les entreprises, le volume d'affaires réalisé par la formation sur Intranet / Internet s'élevait à 1 milliard de $ en 1999 (soit 1/3 du marché total des formations utilisant les technologies) et 2 milliards en 2000.

Elle devrait atteindre 3,6 milliards en 2001 et placer au second plan les autres technologies de formation.

La tendance est à une inversion des courbes entre formation classique et formation en ligne entre 2003 et 2005 (50% - 50%).

 

La progression est plus sensible encore en terme de volume puisque les entreprises qui réalisent plus de 10% de leurs dépenses en e-learning assurent ainsi le double (plus de 20%) de leur volume de formation.

 

Cette croissance aux Etats-Unis s'explique par plusieurs facteurs :

 

· Les applications des TIC sont largement répandues depuis une dizaine d'années et le marché s'appuie sur des fournisseurs en bonne santé financière. C'est ainsi qu'en 2000, selon HAMBRECHT, la part des formations utilisant les TIC hors Internet représente encore la majorité des usages (les CD-ROM et les cassettes vidéo étant encore traditionnellement utilisés),

 

· Les entreprises aidées de fournisseurs ont pu mettre en place des systèmes de diffusion de la formation économiquement viables. Ces Universités d'entreprises existaient avant Internet et ont été encouragées par les possibilités nouvelles de leur Intranet et l'amélioration de l'offre.

 

En France, le développement du e-learning reste embryonnaire. Le marché est estimé à 200 MF pour 2000 (IDC) avec une croissance de + 40% à + 140% par an.

Cela représente en proportion, 1/10 du marché américain. Une étude du cabinet Arthur Andersen portant sur un échantillon de 74 grandes entreprises françaises révèle qu’en 2000 seules 8 d’entre elles ont mis en oeuvre des solutions d’e-learning, principalement cantonnées aux langues ou à la bureautique.

Les systèmes comparables, en terme d'organisation et d'échelle, à ceux mis en place par Boeing, Ford, Compaq, Procter and Gamble ou Bell sont encore rares.

Selon l'enquête Rhinfo, menée auprès de 194 entreprises en octobre 2000 et juin 2001, la e-formation représente une réalité pour 50% des DRH enquêtées, proportion en très forte augmentation (12% en Mars 2000, 33% en juin 2000).

Si seulement 10% des entreprises pratiquent le e-learning, 50 % escomptent le mettre en oeuvre dans les 3 ans à venir.

Outre cette différence de rythme, une différence d'appréciation influe sur l'efficacité du e-learning. Fin 1999, 90% des DRH et responsables de formation étaient persuadés que le e-learning demeurait une technique de plus, un complément marginal. Cette appréciation a peu évolué puisqu'en juin 2001, selon l'enquête OFEM 18% seulement des entreprises prévoient une substitution du elearning à la formation traditionnelle.

Cependant, avec l'apparition du e-business dans l'entreprise et la généralisation de l'usage d'Internet dans la Société, il ne leur est plus possible de considérer l'impact de la technologie comme marginal.

Cette réticence tranche également avec la situation aux Etats-Unis ou HAMBRECHT en accord avec le Gartner Group prévoit qu'en 2003, 60% des entreprises disposeront d'une plate-forme de e-learning et le marché de la formation sera modifié par le e-learning.

En France, certaines représentations pèsent encore fortement sur les projets d’implantation du e-learning :

· La formation avec les TIC demande une maîtrise des outils réservés aux personnels les plus qualifiés.

· Le e-learning est réservé aux publics très nombreux et éloignés.

 

En réalité, tous les publics et contenus de formation sont concernés sans restriction. Des formations de publics faiblement qualifiés sur les compétences de base ou d'employés sur des comportements d'accueil, ou encore des publics en difficulté ont montré que des résultats spectaculaires pouvaient être obtenus dès lors que les méthodes et situations pédagogiques étaient adaptées.

Enfin, même si la formation initiale notamment universitaire est largement pratiquée aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en France ; les formations continues sont en premier lieu concernées par le e-learning. Il s'agit en général de formations organisées par étapes, motivantes en terme de résultat à court terme, composées de modules courts s'inscrivant dans un projet d'évolution à moyen terme.

 

I - Le management stratégique des Ressources Humaines

II – Qu’est–ce que le e-learning ?

III – Le e-learning : des solutions denses pour un marché encore jeune…

IV – L’e-learning : simple effet de mode ou mutation profonde de la formation ?