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De nouvelles formations pour les nouveaux métiers !

La Création et le développement des instituts supérieurs spécialisés de formation avec partenariat public/privé sont la voie privilégiée par le gouvernement pour répondre au manque de compétences dont souffrent certains secteurs prioritaires de l’économie nationale.

C’est en gros ce qui ressort de la conférence organisée par la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), le 27 novembre, sous le thème « L’ "Entreprise" Maroc face à la crise : quelles mesures » et animée par Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales.

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La Formation Professionnelle au Maroc...Avis d’un expert !

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Mohamed BoutataMohammed Boutata est professeur à l’Université Mohammed V Agdal à Rabat et travaille actuellement comme expert en emploi-formation auprès d’un organisme international.

Dans une interview qu’il a accordé au magazine L’ETUDIANT MAROCAIN du mois d’octobre 2008, il livre ses points de vue sur le système de formation professionnelle.

 

Le rapport du CSE invite la formation professionnelle à développer son expansion, renforcer son système d’apprentissage et diversifier les filières dont le marché a besoin. Quel est votre commentaire ?

Par rapport à la question de l’expansion de son dispositif, il est évident que le système de formation professionnelle doit affronter le double défi de répondre à la demande sociale et économique. Les effets de la forte croissance démographique, conjugués aux faibles performances de l’enseignement général, qui se traduit par des niveaux inquiétants de déperdition scolaire, font que le besoin en termes de qualification des jeunes pour l’accès au marché de l’emploi augmente d’année en année. L’offre de formation publique étant insuffisante pour accueillir les demandeurs potentiels, la formation professionnelle est appelé a développer son système d’apprentissage, qui a l’avantage de mobiliser les capacités formatives des entreprises d’accueil. D’un autre côté, la relance économique que connaît le Maroc, appuyé par la politique des grands chantiers structurants et l’encouragement des investissements internationaux sont de nature à imposer une disponibilité en ressources humaines en quantité et en qualité. L’accompagnement de ces entreprises ne pourra se faire sans diversification des filières pour couvrir les nouveaux domaines d’activités tels ceux engendrés par le programme émergence (Offshoring, aéronautique, industrie automobile, agro-industrie…).

Pour cela, je pense qu’il faut développer un système de veille pour capter les mutations qui s’opèrent dans le marché de l’emploi et être ainsi en mesure de répondre aux nouvelles attentes des employeurs en termes de qualification des compétences. A mon avis, il ne faut pas tomber dans l’excès, il faut former des profils opérationnels et suffisamment spécialisés mais aussi assez polyvalents pour assurer la mobilité des ressources.

Une licence professionnelle au sein des établissements de formation professionnelle. Qu’en pensez-vous ?

Pourquoi pas ? Toutes les formations qu’elles soient certifiantes ou continues sont les bienvenues, pourvu qu’elles répondent aux besoins des employeurs.

Ce serait une orientation très positive car elle permettra de créer des passerelles entre la formation professionnelle et l’enseignement supérieur. Techniquement cela ne devrait poser aucun problème. Par ailleurs, sa réussite dépend largement de la disponibilité de formateurs qualifiés pour prendre en charge ces formations au sein des établissements de formation professionnelle.

Selon le même rapport, la formation professionnelle privée est à la traîne. Plusieurs problèmes sont relevés, notamment celui de l’accréditation. A votre avis, comment booster le secteur privé pour qu’il puisse alimenter le marché de l’emploi en profils de qualité ?

A mon avis, il faut encourager les professionnels à intégrer ce marché émergent et non les personnes disposant de capitaux financiers. A la base, il faut avoir des investisseurs qui misent sur la qualité. Actuellement, le consommateur marocain est prêt à payer le prix d’un service de qualité. Le principal problème auquel est confronté le secteur privé, c’est celui de la solvabilité de la population éligible. Je pense que pour contourner le problème, le meilleur moyen serait que l’état prenne en charge sous forme d’aides accordées directement aux candidats ou aux établissements de formation, une partie ou la totalité des droits d’inscription et des frais de scolarité. A l’étranger, le système de voucher (USA) ou de restitution totale ou partielle des frais engagés à travers l’impôt sur le revenu, accompagnés de bourses aux nécessiteux, permettant de répondre à cette préoccupation. L’octroi de prêts aux stagiaires, garanties par l’état, pourrait aussi booster la formation professionnelle privée.

Quelles sont à votre avis, les priorités auxquelles doit s’atteler la Formation professionnelle, publique et privée, pour améliorer ses performances ?

Hélas, il n’ya pas de mesure magique, mais un ensemble d’action harmonisées et durables de la formation professionnelle devrait :

- Etre à l’écoute de la demande du marché de l’emploi en développant des observatoires sectoriels ou régionaux de l’emploi ;
- Rénover les stratégies et les méthodes pédagogiques car la qualité a u prix ;
- Renforcer les modes de formation basés sur le principe de l’alternance entreprise/ centre de formation ;
- Améliorer l’infrastructure existante et équiper correctement les centres ;
- Investir dans les ressources humaines en instaurant un système de formation continue au profit des formateurs et des responsables des établissements pour développer les qualités de leadership et de management de la qualité et des partenariats. L’incertitude de l’évolution économique nationale et internationale exige plus de flexibilité et d’innovation dans tous les domaines y compris dans la préparation des ressources humaines. D’ailleurs, les études récentes entreprises au niveau international montrent le caractère déterminant de ce facteur dans l’amélioration de la performance des systèmes de formation ;
- Instaurer un partenariat public-privé en matière de formation, d’expertise, de mise à niveau des polygones pédagogiques des écoles et du maintien d’un système de veille pour la mise à jour des curricula.

Source : Magazine L’ETUDIANT MAROCAIN

 

 
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